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Impact des éoliennes sur l’avifaune et l’agriculture

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Quelques chiffres

Dans un communiqué du 30 avril 2015, le Conseil mondial pour la Nature dénonce l’impact des éoliennes sur l’avifaune. Alors que l’ADEME annonce qu’une éolienne ne tue en moyenne que 0,4 à 1,2 oiseaux par an, ce n’est pas du tout les statistiques qu’on retrouve dans d’autres pays.

Aux Etats-Unis, on parle de 15 oiseaux par éoliennes, en Espagne on parle de 100 à 300 oiseaux et 200 à 600 chauves-souris, en Suède on serait à 895 oiseaux, et 309 en Allemagne.

Ces chiffres sont à répartir entre les oiseaux migrateurs, les chauves-souris et les rapaces qui habitent notre plateau. La dissémination des parcs éoliens forme des barrières chez les migrateurs qui volent nuit et jour, et n’ont pas encore inscrit dans leur instinct que ces petites lumières rouges qui clignotent étaient un véritable danger pour la survie de leur espèce.

Les Rapaces

Les rapaces sont particulièrement touchés, attirés par les oiseaux morts ou blessés qui gisent sous les éoliennes, ou encore les mulots, lièvres et rongeurs qui vivent les dans

Un cadavre de Milan Royal tué par les pale d'une éolienne industrielle
Un cadavre de Milan Royal tué par les pales d’une éolienne industrielle

champs autour. Un autre impact majorant est que les rapaces viennent se percher sur les pales à l’arrêt pour avoir une vue dominante, enregistrant ainsi dans leur mémoire que c’est un terrain de chasse propice, mais lorsque les pales s’activent, leur aspiration devient un véritable pièges pour l’avifaune.

Le Milan Royal, rapace inscrit sur la liste rouge des espèces menacées, vit, loge et se reproduit sur notre plateau, il évolue à la hauteur moyenne des pales pendant sa phase de nidification de mars à juin, c’est donc un des rapaces les plus touchés par les éoliennes. Tout comme le busard cendré, ou le circaète jean-le-blanc, autres espèces qui vivent dans notre région, il se nourrit de cadavres d’animaux, mais aussi de rongeurs. Un Circaète consomme entre 800 et 1500 rongeurs par an, il nettoie donc l’équivalent d’un hectare de pâturage.

 

L’impact sur l’agriculture

Le site Agriculture de Conservation rappelle aux agriculteurs que leur meilleure défense contre les rongeurs et nuisibles des champs sont de réinviter les rapaces dans leur région, chez nous, ils ne sont pas encore partis, donc il faut aider à leur sauvegarde. Si on se base donc sur les statistiques des autres pays, une éolienne tuerait au moins 15 oiseaux par an (et jusqu’à 300), selon l’emplacement de la machine. C’est donc l’équivalent de 15 hectares qui ne seront plus protégés de l’infestation de rongeurs et nuisibles, par éolienne, soit 120ha pour un parc de 8 éoliennes.

Une éolienne, ce n’est donc pas que 100m² de terre perdue au profit d’une rente, comme annoncé par la mairie, c’est 4000m² de terre bétonnée, une zone propice à l’infestation par les nuisibles, et l’élimination de prédateurs qui nettoyait près de 15ha de champs.

L’intérêt des agriculteurs (et des consommateurs) est donc de garder les pâturages et prés de fauche dans leur état normal, c’est à dire inscrit dans un écosystème, et vierge de toute installation industrielle qui viendra fatalement perturber l’équilibre des choses.

 

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