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Harcèlement ordinaire à Issarlès : le déneigement

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La volonté de diviser

Lors du dernier conseil municipal, le maire Michel TESTUD faisait approuver la procédure juridique qu’il avait lancée à l’encontre de son cousin Cyril, en représailles du refus de cautionner le projet éolien, pour enfoncer le clou, il faisait poser 2 panneaux « route non déneigée » de part et d’autre d’une petite section de 600m de la principale route du plateau. L’effet était double : d’une part couper à Cyril TESTUD son accès à la départementale du côté du Béage/Monastier qu’il utilise pour son exploitation agricole, et d’autre part couper Thierry et Régine D’Auzac, qui tiennent un hébergement touristique, de l’accès direct d’un côté à Issarlès, et de l’autres à la D122. Thierry utilise ce chemin pour aller donner ses cours au Collège de Saint-Cirgues, de ce fait, il est obligé de faire 18km de détour en passant par la route du Béage, qui non-seulement est très difficile à entretenir dès lors qu’il neige ou burle, mais ne peut être ouverte assez tôt pour lui permettre d’être au collège à l’heure.

400m sont coupés sur cette route pour isoler 2 à 3 habitations.
400m sont coupés sur cette route pour isoler 2 à 3 habitations.

Si l’on peut discuter de la légalité d’instaurer sans justification ni approbation par le conseil municipal, le non-déneigement d’une route qui l’a toujours été, on peut surtout s’indigner de voir le caractère volontaire de maintenir cette route fermée quand le chasse-neige d’Issarlès la bloque volontairement, avec le maire pour co-pilote.

Une question de priorité

D’autres habitants ont également souffert de la mauvaise volonté de la mairie, Benjamin, qui habite aux Combes est resté bloqué 6 jours à son domicile alors que les autres routes de la commune étaient ouvertes quotidiennement. La préfecture a réagi en demandant à la mairie de déneiger cette habitation, ce qui a été fait en fin de journée de mercredi. L’employé communal s’est justifié « une fois que j’ai déneigé en bas, ça me fait mes heures pour la journée », et le maire qui avait fait personnellement le déplacement d’expliquer que les conditions d’hiver sont rudes et que la commune n’est pas équipée – en effet Issarlès n’a pas de fraise à neige et n’est pas spécialement motivée pour passer un accord durable avec d’autres communes pour mutualiser les équipements. Lorsque Benjamin a souligné que cette route faisait partie de la commune, et que quand il s’agissait de planter des éoliennes la mairie considérait bien que cette portion appartenait à la commune, M. Moulin, employé communal et frère du secrétaire de mairie, a répondu : « Ah ça! Quand il y aura les éoliennes, on aura moins de monde à déneiger!« . Connait-il seulement les contraintes liées à un parc éolien au niveau des accès ?

Pendant ce temps, la mairie du Béage faisait déneiger à la fraise l’habitation de La Marque, dépendant de la commune du Béage mais sur une route appartenant à Issarlès. Au retour des Combes, le chasse-neige d’Issarlès a volontairement accumulé un tas de neige devant l’entrée de leur habitation. Le maire du Béage passant par hasard par-là, a vu celà et a dégagé le tas de neige qui bloquait le chemin d’accès à La Marque. La réaction de M. TESTUD fut de bloquer l’autre côté de ce même chemin avec un autre tas de neige…

Alors que la mairie indiquait à la préfecture ne pas avoir assez de ressources pour le déneigement, on peut voir les traces du chasse-neige qui est monté jusqu’à la Planèze, dégager une route non habitée… Pendant ce temps sur le plateau, les administrés du plateau guettaient à leur fenêtre l’arrivée du chasse-neige.

 

Le tas de neige pour bloquer l'accès à la maison du président Gérard THEVENON
Le tas de neige pour bloquer l’accès à la maison du président Gérard THEVENON

Une attitude indigne de la fonction de maire

On notera que le chasse-neige d’Issarlès a traversé 2 fois cette section de 600m de route, en prenant soin d’abord de lever son étrave afin de ne pas enlever la neige, de creuser 2 grosses ornières, et ensuite de former des murs de neige de part et d’autre pour s’assurer que personne ne passera ici. Il aurait été évidemment plus simple d’en profiter pour ouvrir cette route, mais ça aurait aidé trop de personnes qui ne sont pas dans les petits papiers de l’équipe municipale.

Les riverains ont donc contacté le maire pour lui demander de venir enlever ces tas de neige, M. Michel TESTUD les a alors invités à déposer plainte, ce qui a été fait dans la foulée, après un constat des gendarmes le lendemain matin.

Cette attitude est non seulement indigne de sa fonction de maire, mais aussi totalement illégale : M. TESTUD a décidé de lui-même d’interdire de facto toute circulation sur 400m d’un chemin, en refusant de le déneiger, arbitrairement et sans arrêté motivé mais surtout en le bouchant volontairement de chaque côté avec un tas de neige. Il met de ce fait les administrés en DANGER, si les pompiers devaient intervenir pour une urgence.

Nous sommes administrés et contribuables de la commune d’Issarlès, à ce titre, nous acquittons nos impôts au même titre que les autres et sommes en droit d’attendre un minimum de service, surtout lorsqu’il s’agit de la sécurité.

 

Ce comportement est malveillant et reflète les mesures de représailles envers les habitants qui s’opposent au projet éolien. A l’image du refus d’entretenir cette même route au printemps comme ce fut le cas les années précédentes. On notera que cette route fut entretenue à l’automne par les habitants du plateau, qui passèrent 2 jours à pelleter du gravier avec M. Moulin, employé communal d’Issarlès, le matériel ayant été fourni en partie par le Béage.

 

Qu’en pense l’équipe municipale ?

Sur le plateau, on se demande ce que pensent les Conseillers Municipaux et les administrés du Bourg? Etaient-ils conscients, en suivant le maire et son premier adjoint dans ce projet éolien, qu’une telle discorde allait s’installer dans la commune ? Vont-ils continuer à cautionner les petites manoeuvres mesquines que la mairie multiplie à l’encontre des opposants, qui sont également des administrés ? Peut-on attendre une réaction de leur part ou bien ont-ils déjà baissé les bras quant à maintenir la cohésion des habitants dans la commune ? A ce stade, seule l’adjointe Aline FARGIER se rebelle contre le pouvoir en place et ses dérives totalitaires.

 

L’hiver est rude sur le plateau

Quand la Burle souffle, mieux vaut ne pas être dehors.
Quand la Burle souffle, mieux vaut ne pas être dehors.

Tout le monde le sait, le climat est rude sur le plateau Ardéchois, particulièrement l’hiver, alors que les équipes de déneigement font preuve d’un dévouement qu’on ne peut que saluer pour maintenir un maximum de routes ouvertes afin que l’activité économique puisse continuer pendant l’hiver, il est triste de voir que des élus dépensent autant d’énergie (et d’argent public) pour saccager le travail accompli par une commune voisine, et pour rendre volontairement encore plus difficile, la vie de ses administrés. Quand les routes sont bloquées, les gens ont le choix entre hiberner et attendre, ou se déplacer à pied dans les congères et la burle.

Des habitants, situés plus bas dans la commune, dans la partie déneigée, ont montré leur solidarité en aidant pendant cette semaine pour ravitailler les habitants isolés et s’assurer qu’ils ne manquent de rien.

« Mon réseau d’eau a gelé la semaine dernière, aussi j’ai fait fondre de la neige pour l’usage courant, mais pour ma consommation, je suis allé faire le plein en skis chez des voisins, ça m’a pris 3h avec en plus 10kg sur le dos au retour, et tout ceux qui étaient déneigés, plus bas, me proposaient que je leur envoie une liste de course, ca fait chaud au cœur! Mais nous avons surtout eu de la chance qu’il n’y ait pas eu de blessés ou d’urgence médicale car les secours n’auraient pas pu intervenir, il aurait fallu appeler un hélicoptère… » explique Benjamin qui s’est installé aux Combes à l’année pour rénover une maison du hameau et en faire un gite touristique.

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4 réponses

  1. Hilaire myriam
    | Répondre

    Bonjour, nous sommes vraiment en colère de voir l’attitude de cette municipalité…..Mais qu’elle honte pour le maire…

  2. Grangeon Monique
    | Répondre

    Votre maire n’a pas de honte et surtout il faut lui expliquer ce que c’est la honte, il ne doit pas connaître !!!!! Devant sa maison, ce n’est pas de la neige qu’il faut mettre , c’est du béton !!!!! il ne tient pas compte de tous les adminstrés et atention = diviser c’est
    régnier alors aller voir le préfet ….etc ce n’est pas un roi un maire!!!!! bpn courage.

  3. Romieux Didier
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    Ce qui est formidable: c’est que désormais tout peut se savoir en tant réel, et que les gens disposent de toute la technologie pour filmer et faire de bonnes prises photographiques et les publier.En effet, qui que ce soit redoute d’avoir sa route fermée, et qui plus est volontairement en cette période où il s’agirait de non assistance à personne en DANGER. s’il y avait une urgence médicale.
    Personne ne sait ce qui peut nous arriver du matin au soir,alors ne dit on pas que BIEN gouverner c’est prévoir.
    Quelle pitoyable publicité pour la région !! !!

  4. Germaine Dupont
    | Répondre

    Il faut envoyer à ces gens de quoi s’habiller pour l’hiver ! Vite M. TESTUD à l’aide !

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